9/11 : La culture du doute

CONTRO DOUTE

Par Christophe-Cécil Garnier, Vincent Manilève, Florian Michel and Romain Lambic

Parmi les débats de société qui ont suivi les attentats de janvier et novembre 2015, la circulation sur les réseaux sociaux des rumeurs et « théories du complot » a fait l’objet d’une attention particulière. Pour reprendre l’image de Gérald Bronner, si l’offre d’informations autour d’un événement peut s’apparenter à un étalage de supermarché, le web et les réseaux sociaux engendrent une démocratisation de cette offre en permettant à tout un chacun de proposer un « produit cognitif » sur cet étalage. Les enquêtes journalistiques y côtoient billets d’humeur, pamphlets, tribunes en tout genre, mais également des informations non vérifiées voire délibérément mensongères qui entendent mettre à mal la « version officielle » des « médias institutionnels » en livrant « la vérité » à leurs publics. Le prisme par lequel sont traitées ces « théories du complot » dans les médias a souvent trait à leur influence sur un jeune public perçu comme particulièrement crédule. Cette enquête se propose à l’inverse de renverser la problématique en s’intéressant aux stratégies et pratiques d’information des « complotistes », à travers un cas d’étude emblématique : le 11 septembre 2001. Qui sont les individus qui produisent et diffusent des « informations alternatives » sur les attentats du World Trade Center? Où s’arrête l’enquête citoyenne et où commence la « théorie du complot »? Comment les médias « traditionnels » réagissent-ils face à cette nouvelle forme de concurrence sur le marché de l’information? Une enquête qui mobilise chercheurs, journalistes et « complotistes » pour proposer un nouvel éclairage sur l’avènement d’une « ère du doute ».

Consulter l’enquête : 9/11 : La culture du doute

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